10 mars 10
Bientôt un site de TV de rattrapage global pour France Télévisions - L'accord d'exclusivité avec Orange arrivant à échéance le 21 avril prochain, France Télévisions va créer au 2ème trimestre un service de TV de rattrapage réunissant tous les types de programmes, dont les fictions. Jusqu'ici, le groupe public ne pouvait diffuser en différé que certaines émissions et JT depuis les sites des chaînes, voire des émissions elles-mêmes. « Nous sommes en train de développer, en parallèle de notre offre éclatée, une offre centralisée qui va rassembler sur un site l'ensemble des contenus accessibles en catch-up », indique le directeur des services interactifs, Laurent Souloumiac. Ce site, dont le nom n'est pas encore arrêté, va regrouper toute la fiction diffusée sur les chaînes de France Télévisions, mais aussi les journaux TV et les magazines. (La Tribune)
Le CSA encore plus sévère contre les dérives de l'information - Face à la dérive de certaines chaînes de télévisions dans le traitement de l'information, le Conseil supérieur de l'audiovisuel monte au créneau en exigeant, pour la première fois, la lecture systématique d'un communiqué à l'antenne rectifiant leurs erreurs. Premiers condamnés, TF1 et Canal+ se voient reprocher par le CSA plusieurs manquements à la rigueur de l'information. Les deux contrevenants devront donc lire un communiqué précisant les faits dans un délai de huit jours, « au cours de l'émission pour laquelle le manquement a été constaté », stipule le CSA. Un courrier a été adressé mardi 9 mars aux deux chaînes concernées. Trois erreurs sont imputées à TF1, dont une pointée le 3 avril 2009 dans le journal télévisé de 20 heures avec la diffusion d'un reportage sur le projet de loi Hadopi accompagné d'images de l'hémicycle de l'Assemblée nationale plein, alors que seuls seize députés étaient présents. Le CSA sanctionne Canal+ pour un sujet de Dimanche + du 18 octobre 2009 sur l'élection du président de l'EPAD, diffusé avec des images provenant d'un site Internet sans rapport avec l'élection. (Le Monde)
La première soirée d'information d'Emmanuel Chain sur TF1 programmée pour le 29 mars - Annoncé en début de saison par le PDG de TF1 Nonce Paolini, le retour à l'antenne d'Emmanuel Chain pour des primes times événementiels consacrés à l'information sera effectif le lundi 29 mars prochain. Le journaliste et producteur (cofondateur d'Elephant et Cie) présentera Haute Définition : 100 mn d'investigation qui se donne pour objectif de « montrer la réalité telle qu'elle est, par l'image et le témoignage, sans tabou et sans caricature ». Cela se traduit dans le programme de TF1 par une émission traitant de trois ou quatre sujets, chacun étant composé d'un reportage de 25 à 35 mn suivi de réaction d'invités en plateau. La première édition de Haute définition, diffusée dans une case traditionnellement dévolue à la fiction française, sera notamment consacrée à « Mes voisins sont des dealers », « Maman préfère les jeunes » ou « Internet, la cour de récré qui tue ». (CB Newsletter)
Musique : les sites de streaming menacés - Plébiscités par les consommateurs, les sites d'écoute comme Deezer et Spotify ne génèrent pas encore assez de revenus pour payer les avances réclamées par les majors pour céder les droits de leurs catalogues. En effet, les majors exigent un ticket d'entrée de 2,5 à 3 millions d'euros pour disposer des droits au niveau européen et une fois que le site a payé le droit d'exister, il doit s'engager à reverser une partie de ses recettes mensuelles aux labels. Comme les sites de streaming n'ont pas encore de recettes suffisantes, ce sont leurs actionnaires qui sont sollicités pour honorer ces engagements. Ainsi Deezer a levé 12 millions d'euros et Spotify plus de 50 millions. Il faut donc avoir la force de frappe d'un Apple ou d'un Orange pour exister durablement. Précisément, ces opérateurs ambitionnent de s'accaparer le marché des sites d'écoute avec l'intention de les transformer en services sur abonnement. (Le Figaro)
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