Les interventions de François Hollande, Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal et Manuel Valls sur l’affaire Strauss-Kahn sont comptabilisées par le CSA comme du temps de parole utilisé par le Parti Socialiste. La jurisprudence du Conseil d’Etat suivie par le CSA est très claire : « dès que l’on entre dans le débat politique, ce qui est le cas avec l’affaire Strauss-Kahn, les interventions des hommes politiques sont strictement décomptées ». Pour rappel, le CSA veille à une répartition équitable 50/50 entre la majorité et l’opposition et dès qu’un débord intervient, le Conseil prend contact avec les chaînes comme avec les partis politiques pour les prévenir de cette rupture d’égalité et les inviter à la corriger. Les médias disposent d’une certaine largesse pour rectifier les interventions, les observations s’étalant sur une période de trois mois. Le décompte des temps de parole des socialistes n’a toutefois pas encore été effectué mais il est probable, quand le calcul sera effectué en septembre prochain, qu’ils bénéficieront d’un temps d’exposition plus restreint.
Source : Le Figaro
