La télé « made in France » se vend partout – Pendant quarante-huit heures, la semaine dernière, vingt-cinq producteurs et distributeurs de programmes français ont fait l’article à plus de 130 acheteurs japonais, réunis dans un hôtel de Tokyo à l’initiative de TV France International. L’association réunit environ 140 professionnels du secteur qui réalisent 90% du chiffre d’affaires des exportations d’émissions. La représentante d’AB a mis l’accent sur Mafiosa et Les Bleus, celui de ZED a vanté ses documentaires. Monsieur Bel Air Media ou Madame Europe Images ont séduit leurs clients avec leurs pépites dédiées à la musique classique. Malgré tous leurs efforts, rares sont ceux qui sont repartis avec des contrats fermes en poche. « Le marché japonais est très spécifique, dit Mathieu Béjot, le délégué général de l’association présidée par l’ancien président de France Télévisions, Xavier Gouyou Beauchamps. Il faut plusieurs rendez-vous avec un même acheteur. » Pour les Français, le marché japonais, réputé très fermé, reste marginal. Il est même « sur le déclin », confirme Lucie Brethome, l’attachée audiovisuelle de la France au Japon. Alors qu’en 2008, la vente de programmes français a atteint, dans le monde, 150,4 millions d’euros, elle est restée bloquée à 1,6 million d’euros pour le Japon. Un chiffre en baisse de 34,2% par rapport à 2007. (Aujourd’hui en France)
Les chaînes se mettent à la danse – TF1, M6 et France Télévisions négocient pour adapter Strictly Come Dancing, un énorme succès de la télévision britannique. La danse, c’est tendance. Alors que France 2 diffuse ce soir la comédie Faites danser la poussière et un film de Liz Friedlander, Dance With Me, TF1 mais aussi M6 et France Télévisions négocient actuellement avec la BBC pour adapter en France ce grand show télévisé anglo-saxon qui fait un carton tous les samedis soir d’hiver en Angleterre comme aux Etats-Unis, où il s’intitule Dancing With the Stars. Diffusée tous les samedis soir, cette téléréalité est devenue culte dans le monde anglo-saxon. L’idée ? Faire valser des couples de célébrités et de danseurs professionnels sous les regards de quatre critiques. (Aujourd’hui en France)
Sur l’écran noir de ces zones blanches – Dans la nuit du 1er au 2 février, l’Alsace est devenue la première région à passer entièrement au tout-numérique. La France entière aura basculé en décembre 2011. Cette « avancée technologique » laissera-t-elle des téléspectateurs face à un écran noir ? C’est ce que certains craignent. Le CSA estimait en octobre dernier à 500 000 le nombre de foyers qui se retrouveront sans télévision à la fin du processus. Un chiffre qui pourrait être réduit « à un noyau dur de 150 000 foyers, plutôt situés en zone de montagne », selon Alain Méar du CSA. TDF, le principal diffuseur de radio et télévision, avance le chiffre de 1,3 million de foyers susceptibles d’être privés de télé. Fin 2009, des communes de Haute-Normandie lançaient une pétition intitulée « Non à l’écran noir en Seine-Maritime ». Un petit village d’Alsace a quant à lui résolu le problème. Situé dans une zone d’ombre, Colroy-la-Roche (Bas-Rhin), 500 mètres d’altitude et 450 habitants, aurait pu y revenir. Pour pallier les aléas de là géographie, il y a une trentaine d’années, une cinquantaine de foyers ont été câblés en mode analogique. Avec la disparition de ce mode, ils étaient à nouveau menacés d’écran noir. C’était sans compter sur Fransat, filiale de l’opérateur Eutelsat, qui a installé gratuitement une station de traitement satellite numérique en tête du réseau câblé. Un « cadeau » de 6 000 euros qui assure une bonne publicité à l’opérateur. (L’Humanité)
Orange ambitionne de distribuer la TNT payante – Orange a confirmé hier être en discussion avec les chaînes de la TNT payante (LCI, Eurosport, Paris Première, Planète et TF6) pour les proposer à ses abonnés via l’ADSL et le satellite. Comme l’indiquait le journal La Tribune, l’idée serait d’intégrer cinq chaînes de la TNT payante au bouquet d’Orange, et de proposer cette offre « au mieux à la fin du premier semestre 2010 ». Les discussions ont été entamées en 2007, année où la filiale de France Télécom avait fait une demande auprès du Conseil supérieur de l’audiovisuel pour devenir distributeur de ce secteur dont il est absent. Deux distributeurs fournissent actuellement la TNT payante, CanalSat et TV Numeric. (CB Newsletter / Le Figaro économie)
