Sans atteindre la rentabilité, le Mondial satisfait les chaines de télévision – TF1 est satisfait des audiences réalisées et de son dispositif Internet. Certes, l'investissement de la Une dans les droits de la Coupe du monde ne devrait pas être rentabilisé par les écrans publicitaires. Mais, en termes d'image, l'opération est jugée très profitable. Selon Yacast, le chiffre d'affaires publicitaire brut généré par le Mondial serait de 68,5 millions d'euros pour les chaînes françaises, dont 61,3 millions pour TF1, qui avait investi 87 millions pour acquérir les droits de 27 matchs, et 7,2 millions d'euros pour France Télévisions, qui avait racheté les droits de diffusion de 34 matchs en direct pour 25 millions d'euros. Des chiffres qui n'incluent pas, pour la première chaîne, les recettes engrangées par les finales du week-end, et notamment le Pays-Bas-Espagne dont les spots de trente secondes à la mi-temps ont été commercialisés jusqu'à 152 100 euros.
(
Les Echos)
Les web séries arrivent en télévision – Les « programmes de marque » (ou brand contents) fleurissent sur le Web. Ils s'apprêtent maintenant à faire leur entrée sur les écrans de télévision. Parmi les premiers annonceurs à avoir réussi ce tour de force figure Nokia, qui donne ce soir à 19h50 sur TF1 le coup d'envoi d'un divertissement multi-écrans réalisé par Adven Studio en partenariat avec l'agence JWT. En mode Ibiza sera diffusé sur TF1 sous forme d'un programme court de 24 épisodes d'une minute, puis suivi de 8 épisodes de 26 minutes sur la chaîne NT1 fin août, tandis que la plate-forme Web Wat.tv proposera des vidéos originales de 3 minutes. Comment ont-ils réussi à sortir du PC pour aller sur le téléviseur ? « Ce programme est un divertissement, explique Jacques Kluger, cofondateur d'Adven Studio, spécialiste de l’advertainment. Le diffuseur hertzien comme celui de la TNT ont voulu ce programme qui propose deux stars le DJ David Guetta et la ville d'Ibiza. C'est un vrai divertissement avec une vraie histoire, qui intègre simplement une marque dans le scénario. » Si TF1 joue un rôle de simple diffuseur, NT1 a participé en partie au financement de ce programme en achetant les droits de diffusion du 26 minutes.
(Le Figaro économie)
Orange conteste l’exclusivité de CanalSat dans la distribution des chaines de TF1 – Selon La Tribune, Orange a déposé une plainte devant l'Autorité de la concurrence pour contester l'exclusivité dont bénéficie CanalSat sur la distribution des chaînes thématiques de TF1 (LCI, Eurosport, etc.). « Précisément il conteste la manière dont TF1 a confié l'an dernier l'exclusivité de distribution de ces chaînes CanalSat pour deux années supplémentaires », écrit le quotidien. Une consultation avait été lancée par la Une pour voir si une distribution non exclusive lui rapporterait plus que l'exclusivité donnée à Canal+, ce qui n'avait pas été le cas. Orange estimerait que Canal+ n'a pas joué le jeu et a proposé une somme très faible au cas où elle perdrait l'exclusivité. (Les Echos)
La vidéo à la demande financera le cinéma – Le ministère de la Culture prépare un décret soumettant les services de VOD au financement des œuvres. Mois après mois, la vidéo à la demande séduit de plus en plus de consommateurs et devient un concurrent non négligeable de la télévision. En 2009, 64% des Français ont utilisé la VOD et en 2010, les experts estiment que ce marché représentera 150 millions d'euros de chiffre d'affaires. Face à ce nouveau marché, les secteurs de la télévision et du cinéma ont obtenu de la Commission européenne que les acteurs du marché de la VOD participent, comme eux, au financement de l’industrie des contenus. Depuis plusieurs mois maintenant, la France doit transposer ce texte consacré aux « services de médias audiovisuels à la demande », dits SMAD. Aujourd'hui, la VOD n'est soumise à aucune obligation ni en termes d'exposition des œuvres ni en engagements de financement. Au-delà, d'autres questions se posent comme le contrôle du respect de ces obligations. Ce rôle serait dévolu au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), mais ce dernier ne dispose pas techniquement, des moyens pour le faire. (Le Figaro économie)